lundi, 18 octobre 2021
« La meilleure des opportunités se trouve dans la pire des situations »
Nicolas Machiavel

Honneur au caporal-chef Maxime Blasco : fils de France par le sang reçu et par le sang versé

Le vendredi 24 septembre 2021, le caporal-chef Maxime Blasco est tué au cours d’une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la force Barkhane au Mali. La France pleure et souffre de la mort d’un de ses fils, mais la France est honorée du sacrifice d’un de ses soldats dans l’accomplissement de sa mission.

Ce vendredi-là, alors qu’en France le bureaucrate attend avec impatience de quelques heures l’arrivée du week-end, alors que beaucoup d’entre-nous menons au calme et dans la sérénité les tâches du jour qui nous incombent, le caporal-chef Maxime Blasco tombe au combat sur le sable du Gourma malien, au Sud-Est de N’Daki, dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

Paix aux morts de la France éternelle

Le caporal-chef est touché mortellement par les tirs d’un combattant ennemi embusqué dans la zone boisée dans laquelle lui et ses frères d’armes commandos progressent. Le calme de la forêt est brisé par l’échange de coups de feu qui sera aussi l’écho de la neutralisation de l’ennemi. Quelques instants plus tard, le tireur d’élite du groupe commando montagne (GCM) succombe à ses blessures.

Depuis 2013, il est le cinquante-deuxième soldat français tué au Sahel. Si la douleur de sa mort frappe sa famille et ses frères d’armes du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère), elle a aussi un retentissement dans le cœur de tous les Français patriotes, qui, regardant le drapeau, pleurent à la fois de tristesse et de fierté chaque fois que tombe un soldat français.

Voilà un brave !

De 2014 à 2019, de Sangaris à Barkhane, de la République centrafricaine au Mali en passant par le Tchad et le Sénégal, il a multiplié ses exploits et faits de bravoure.

En juin 2021, il est pour la troisième fois décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze, pour un acte audacieux et peu commun : dans la nuit du 13 au 14 juin 2019, la Gazelle dans laquelle il se trouve est abattue lors d’une mission au Mali. Survivant au crash de l’hélicoptère, mais grièvement blessé, il sauve les deux pilotes en les accrochant aux patins du Tigre venus les secourir. Les trois membres de l’équipage, dont lui, seront sauvés.

Tant courageux qu’empreint d’une belle humilité, il réfutait ce qualificatif de héros qu’il entendait à son égard suite à cet ultime acte de bravoure.

Maxime était un soldat hors pair qui, de sa force physique de fer à son mental d’acier, avait néanmoins l’étoffe d’un héros. Il faisait ses missions avec abnégation, détermination, sens du devoir et avec amour de sa patrie.

Il nous suffira d’entendre : « Caporal-chef Maxime Blasco », pour qu’on réponde : « voilà un brave ! »

Fidèle à la devise de son régiment, il était un soldat « de Fer et d’Acier ». Honneur à lui ! Honneur à la France !

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5 réponses

  1. Parce qu’il est seul à pouvoir regarder la mort dans les yeux, seul le soldat est un homme libre !
    Que le caporal-chef Maxime Blasco repose en paix.

  2. RIP soldat de Fer et d’Acier. Une étoile s’est éteinte sur cette Terre, mais une Belle étoile vient de naître dans le firmament des Héros !

  3. Croix de la valeur militaire avec “étoile de bronze” ? Seulement de bronze ? Ah oui c’est vrai, il n’était que caporal-chef…

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