lundi, 18 octobre 2021
« La meilleure des opportunités se trouve dans la pire des situations »
Nicolas Machiavel

Le clairon de Sidi Brahim

Une photo inédite, très rare d’un grand héros de la France. 

Voici le clairon français de Sidi Brahim, le fameux Rolland ! 

Voici le récit peu connu d’un moment légendaire de notre histoire.

Son heure de gloire sonna lors des fameux combats de Sidi-Brahim. Prisonnier des troupes d’Abd-El-Kader, c’est lui qui, blessé, la cuisse traversée par une balle et le pied fendu par un coup de yatagan, sonna la charge à la place de sonner la retraite comme le lui avait ordonné l’émir.

L’émir voyant qu’il n’arriverait pas à débusquer la compagnie, fit venir le clairon Rolland qui était prisonnier des réguliers d’Abd-El-Kader. L’Émir, fou de colère, voulut tout d’abord faire décapiter tous les captifs… (plus d’une centaine) mais revenant à son calme habituel, le grand chef arabe appela Rolland et lui ordonna de sonner la retraite. Sonne lui dit-il rudement, Rolland ne bougea pas, sonne la retraite, hurla Abd-el-Kader, sonne toute de suite… sinon… Rolland, lentement, à regret, saisit son clairon, l’emboucha avec un ironique sourire. Et du pavillon de cuivre, dans l’air brûlant, plein de clameurs et de coups de feu, un chant s’envola, fier, vibrant, plein d’héroïsme et d’espérance…, campé devant le vainqueur, un poing sur la hanche, souillé de boue, et de sang, débraillé, hagard et magnifique, Rolland sonnait la charge à pleins poumons. Abd-el-Kader lui fit grâce de la vie, obscurément pénétré devant cet humble héros, d’une admiration où il entrait de la stupeur et peut-être aussi de la stupéfaction.

Share on facebook
Partager

Une réponse

  1. En 1963 j’étais chasseur du 10° BCP, à Oran, nous étions partis à Sidi Brahim pour récupérer dans le monument (ossuaires) les restes de ces héros pour les rapatrier en France

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *