Le sénateur qui insulte les gens de Place d’Armes.

Mercredi 14 juillet lors de l’émission André Bercoff dans tous ses états M. le sénateur Cédric Perrin a craché son venin contre moi-même, les généraux et tous les signataires de “Place d’Armes”. Hélas l’émission de Sud Radio se terminant à 13 h on ne m’a pas laissé le soin de lui répondre. Aussi, c’est avec véhémence que je veux dire ici sur ce site, site qu’il honnit, ce que je pense de lui et de sa diatribe. Pour lui nous ne sommes que des vieux rabougris très éloignés de la réalité du terrain militaire. Certes cela fait un moment que nous ne portons plus l’uniforme, mais nous au moins, nous l’avons porté. Nous n’avons pas fait partie de commissions Théodules comme vous M. le sénateur qui n’avez jamais participé à une marche commando ou accroché une piste du risque. Nous sommes des anciens, la belle affaire, ne vous méprenez pas nous saurions encore, si notre pays nous le demandait, démonter une arme, la remonter et tirer avec. 

Cet élu de la “nation” m’a reproché d’avoir assuré la sécurité du FN et de n’avoir pas dépassé le grade de capitaine. Mais sachez monsieur le parlementaire que j’en suis fier car si j’ai quitté la gendarmerie prématurément, ce qui m’a empêché de passer officier supérieur, c’est parce que je n’ai pas cautionné la décision à mon encontre d’un procureur général membre du syndicat de la magistrature. Ce fut un crève-cœur de quitter la gendarmerie mais je n’ai pas hésité car mon honneur était en jeu. Honneur voilà un mot que vous ne devez pas employer souvent. Il est certain que lorsque l’on est un expert en clavier et stylo bille et que l’on passe de cabinet en cabinet on ne peut exceller que dans la parlotte et les rapports écrits. Moi c’est de sueur, de sang, de peur et de courage que je vous parle. 

Vous avez traité les généraux ayant signé la tribune de parkinsoniens, je vois que vous avez l’insulte facile. Mais vous monsieur êtes alors atteint de la maladie d’Alzheimer pour ne pas vous souvenir que c’est votre “Big boss” Sarkozy, celui qui vous avait reçu à l’Elysée du temps de sa splendeur qui a projeté de supprimer plus de 40000 postes sur sept ans, soit 20% des effectifs non combattants pour la seule armée de terre. Plus personnellement c’est votre mentor qui a fait disparaitre quinze escadrons de gendarmerie mobile dont celui que j’avais commandé alors que la caserne venait d’être refaite. 

Voyez M. Perrin quand on crache sur les autres il faut faire attention que le crachat ne retombe pas sur votre propre personne. 

Jean-Pierre Fabre-Bernadac