Leçons du premier tour de la présidentielle : de la fin des vieux partis à la barrière du courage


Le premier tour de la Présidentielle vient de se terminer. Quels constats peut-on en tirer ? J'en vois trois qui relient diverses époques :


Le passé :

Une page de l'histoire des idées politiques a été tournée, comme le soulignent tous les commentateurs. Les vieux partis, dits "de gouvernement", sont en voie de disparition. Les Français, comme analysé depuis longtemps par "Place d'Armes", ne veulent plus de ces partis rabougris installés depuis un siècle ou un demi-siècle dans le paysage politique. Ces coteries vermoulues n'avaient plus qu'un seul objectif : bénéficier du pouvoir et de ses prébendes. Ils n'étaient plus qu'un conglomérat de petits chefs sans troupes dont le but ultime était de se trouver un poste lucratif dans des fonctions électives ou de placer les copains en attendant un retour d'ascenseur. En conclusion ils portent une lourde responsabilité dans la situation dramatique actuelle de la France.


Le présent :

C'est celui d'un triptyque politique qui s'affirme à travers trois composantes :


*La composante centriste libérale et mondialiste représentée par Macron.

Elle est caractéristique d'une classe supérieure qui, vivant dans les beaux quartiers est acquise aux idées progressistes et se référencie sous le vocable "bobo". Elle s'apparente à la fois aux grands groupes par sa capacité économique mondialiste mais aussi à une écologie punitive à travers les médias.


*La composante islamo-gauchiste représentée par Mélenchon.

Elle allie l'islam et la culture woke dans une même détestation de la France intemporelle. Elle draine des classes populaires situées à la périphérie des grandes villes et une bourgeoisie gauchisante, pénétrée des notions de progrès et de sens de l'histoire. Le problème est que ces deux sous-composantes : l'islam et l'idéologie gauchiste s'apparentent au mariage de la carpe et du lapin. Elles sont aujourd'hui alliées mais non soudées, aussi dans un futur plus ou moins proche leurs finalités radicalement différentes les sépareront inexorablement. Le vainqueur est connu d'avance c'est l'islamisme car il mêle le temporel et le spirituel et possède une multitude de petits soldats à travers des foules fanatiques venues du tiers monde. Notamment des jeunes qui ne font pas que haïr la France mais la nie !


*La dernière composante est celle du patriotisme et de l'enracinement représentée par Marine Le Pen.

C'est la France périphérique qui se retrouve à travers la candidate et ses conceptions sociales dépassant les vecteurs de gauche et de droite. Une France souvent rurale ou néorurale qui a peur car elle vit tous les jours les problèmes de niveau de vie, d'insécurité et du remplacement de population. Elle a été rejointe dans ses angoisses par une France plus bourgeoise, plus droitière qui elle aussi refuse de mourir, celle des partisans de Zemmour. Ces derniers sont souvent des gens des grandes villes prenant de plein fouet cette immigration sauvage qui débordant les banlieues s'installent dans les arrondissements des grandes métropoles.

Ces trois composantes symbolisées par : Macron, Mélenchon et Marine peuvent-elles coexister longtemps ? Je ne le pense pas car les tensions vont se développer et s'exacerber de plus en plus.


Le futur :

La composante centriste, libérale et mondialiste ne tient que par l'affairisme et les forces de l'ordre. Elle est minoritaire mais joue sur l'antagonisme absolu des deux autres pour se maintenir au pouvoir. Or sa fragilité tient dans sa mollesse et dans son "en même temps" qu'elle entretient pour perdurer. Ses partisans sont avant tout des électeurs, ce ne sont pas des gens qui vont descendre dans la rue, encore moins sont-ils prêt à affirmer leur courage en se battant pour leurs idées.

A contrario les islamo gauchistes et les patriotes ont le nombre et pas seulement par le vote. Ils ont des principes forts et sont capables, comme nous l'avons vu avec Mélenchon mais aussi avec Zemmour, de s'électriser. Ils iront s'il le faut pour défendre leur idéologie pour les uns et leur mode de vie pour les autres jusqu’à franchir la barrière du courage.


On peut alors mieux imaginer l'avenir. Nous avons deux forces et une caste, lorsque la situation économique, sécuritaire et identitaire va se tendre de plus en plus le courage va devenir une valeur essentielle et la caste friable centriste n'ayant aucun absolu va inévitablement disparaitre laissant face à face les deux forces antagonistes.

Les renards laisseront alors la place aux lions. Les valeurs premières deviendront la bravoure, l'abnégation et la loyauté envers son groupe. Des valeurs que ne peuvent assumer les "macronistes". C'est lors de cette phase conflictuelle que "Place d'Armes" devra montrer son dynamisme et son efficacité pour faire pencher la balance vers une France meurtrie mais éternelle.


En attendant ces prospectives, que faut-il accomplir dans l'immédiat ? comment voter le 24 avril ?


D'abord il faut réaffirmer que chacun est libre de son vote. Pourtant même si nous ne faisons pas une grande confiance dans les partis il est évident qu'aujourd'hui le choix est simple, c'est celui de la sauvegarde de la nation. Aussi "Place d'Armes" ne peut préconiser qu'un seul bulletin dans l'urne : celui du mouvement patriote.

Jean Pierre Fabre-Bernadac (Président de Place d'Armes)

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Nicolas Machiavel

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