Nos prières accompagnent le général Piquemal

Cher Christian,
Le prince des armées célestes est venu te chercher pour rejoindre le dernier bivouac auprès de ceux, déjà partis, que tu as commandés au cours de ta riche carrière consacrée au service de l'Etat et de la Nation. Tu t'es battu pour la France jusqu'à ton dernier souffle.
Au bout du chemin, ils vont t'accueillir avec solennité, car ils t'attendent pour te reconnaître à nouveau comme le chef que tu as été et qu'ils ont connu, que ce soit chez les paras ou chez les légionnaires.
Tu y retrouveras ainsi ces moments inoubliables mêlant à la fois le respect et la fraternité des hommes que tu as commandés pour le bien du service et le succès des armes de la France. Nous savons, nous soldats, que commander des hommes est un privilège, et tu as pu constater toi-même que si la discipline est la force des armées, celle qui permet d'avancer et donc d'être efficace, c'est la discipline du cœur, seule capable de convaincre et d'entraîner les hommes. Ceux qui nous gouvernent ne le savent pas et ils devraient prendre exemple.
Ce faisant, tu nous laisses au bord de l'autre bout du chemin, abasourdis par la nouvelle brutale de ton départ. Pour nous, c'est une grande tristesse et une grande peine qui nous accablent, car c'est un frère, un ami, un patriote, un combattant dévoué qui savait défendre ses convictions et nos valeurs communes.
Tu as été un grand serviteur de l'Etat et de la Nation contrairement à certains de nos dirigeants politiques qui ont totalement oublié, eux, ce que signifie le bien commun et l'intérêt de l'Etat et de la Nation. Dans le combat que tu as mené, avec d'autres, même lorsqu'on n'est plus en activité, il peut être dangereux de s'exprimer pour dénoncer ce qui doit l'être. Il est des moments où dire la vérité est insupportable pour ceux qui dirigent le pays et le mènent au chaos.
« Celui qui dit la vérité il doit être exécuté. » C'est ce que tu as vécu, et ta douleur, dans ces circonstances, était la nôtre. Mais ceux qui se sont prêtés à ce jeu sont indignes des fonctions qu'ils ont occupées, et ils devront s'en expliquer lorsqu'ils passeront devant le tribunal céleste. Saint Michel y veillera.
Nous réalisons à présent que tu vas nous manquer énormément et ton absence crée déjà un vide immense, difficile à combler. Nous savons cependant que Saint Michel, prince des armées célestes, va à présent te guider et t'inspirer pour nous insuffler la foi dans la victoire de ton combat pour la France que nous poursuivons, et pour nous conduire vers l'espérance, vertu théologale à laquelle Charles Péguy donnait la primauté.
Aujourd'hui, c'est avec compassion que nous partageons la peine et la douleur de toute ta famille à qui nous présentons nos sincères condoléances. Nos pensées et nos prières t'accompagnent.
Kyrie Eleison
Miserere Nostri
De Profundis clamavi ad te, Domine ;
Domine, exaudi vocem meam
Le 25 octobre 2026
Antoine MARTINEZ (général 2s)





Je joins mes prières aux vôtres, Général Martinez.
Recevez mes respects, Monsieur.
Avant le tribunal Celeste,il existe aussi un tribunal terrestre, pour ceux qui ont causé , à notre pays,des dommages extrêmement graves relevant de leur responsabilité.
Sincères condoléances...
Qu il repose en paix. Condoléances et courage aux proches