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Discours sur Diên Biên Phu 7 mai 1954 – 7 mai 2024


Diên Biên Phu, cette petite ville située à la frontière du Laos, a été marquée de l’empreinte des combats et d’un changement de monde voilà, il y a de cela 70 ans jour pour jour.


Cette rude bataille qui dura du 13 mars au 7 mai 1954 opposa le corps expéditionnaire français en Indochine composé initialement de 14 000 soldats et commandé par le colonel Christian Marie Fernand de La Croix de Castries, contre les cinq divisions du Viet-Minh, soit 48 000 soldats, dirigées par le général Võ Nguyên Giáp. Malgré le déséquilibre des forces d’un rapport de 3,5 contre 1, et davantage lors des affrontements et face à l’encerclement, les soldats du corps expéditionnaire français ont su tenir avec courage, bravoure et abnégation pendant 56 jours.


Par de là la furie des combats, par le tir incessant d’artillerie, la détonation des obus, par l’interminable sifflement des balles, par le terrible corps à corps à la baïonnette ou au couteau et le sang des braves touchant le sol, pour contenir l’ennemi sur la moindre parcelle de position.

Pour montrer la violence de cette rude bataille, la densité d’obus au mètre carré a été deux fois supérieure à celles des pires moments de la bataille de Verdun durant la Première Guerre mondiale.

Cependant, malgré une ténacité digne de celle les poilus sur la Marne ou du Chemin des Dames, vient ce 7 mai où faute de munitions et de ravitaillement, la garnison de Diên Biên Phu déposait les armes.


Le bilan fut lourd, 7 184 hommes perdirent la vie et 11 721 hommes furent prisonniers. Les survivants allaient connaitre l’enfer de la longue marche de 700 km vers les camps-mouroirs viets. Sur les 11 721 captifs, seulement 3 290 seront libérés dans un état critique après la signature des accords de la conférence de paix réunie à Genève en juillet 1954.


Cette conférence marqua la fin de la guerre d’Indochine et acte l’indépendance des trois états indochinois.


Entre 1945 et 1954, il a été estimé que 83 300 combattants français ont été tués lors du conflit en Indochine et répartis ainsi :

29 000 soldats métropolitains

11 600 légionnaires

15 200 Africains et Nord-Africains

27 500 Indochinois (plus 17 500 servants sous le drapeau national)


Diên Biên Phu fut la bataille la plus longue, la plus furieuse et la plus meurtrière de l'après Seconde Guerre mondiale. Elle marqua aussi la fin d’une ère, celui de l’empire français où le soleil ne devait jamais se coucher et qui pourtant finit par disparaitre sous un ciel rouge à l’horizon des plaines de ce nouveau pays, le Vietnam.


Bien qu’il s’agisse d’une défaite, elle résonne dans nos cœurs et dans notre mémoire comme une victoire : celle du patriotisme, du don de soi dans l’adversité, du courage et du sens du devoir.

Gardons en mémoire l’image de ces vaillants soldats morts pour la France et dans l’honneur militaire.


Gloire à nos héros ! La patrie vous est éternellement reconnaissante pour votre dévouement et votre sacrifice !


Nicolas TACCHI




83 commentaires

83 Comments


PIERRE GUILHON
PIERRE GUILHON
il y a 2 jours

rendre hommage a tous ces heros



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Yves Baur
Yves Baur
il y a 7 jours

Il faut juste rendre "Hommage" à nos soldats, c'est simplement un devoir de mémoire.


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Il n'y a qu'une seule action, c'est de relever le drapeau.

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Un petit hommage pour le principe à mon professeur de latin, aumônier à Dien Bien Phu et à Geneviève de Galard, à toutes les infirmières et à tous les non combattants qui ont soutenu, aidé et soigné la troupe.

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Lorsque je me remémore toutes les défaites françaises depuis le commencement de notre histoire, il y a une constante qui paraît chaque fois. Le soldat français n'a jamais plié le genoux, ni démérité. Certaines défaites sont devenues légendaires comme la maison de la dernière cartouche et d'autres minorées ou pis tronquées pour des raisons politiques comme la bataille de France qui a duré 6 semaines pour 60.000 morts. Lors de cette dernière bataille, l'armée française a dans des conditions de retraite terribles sauvé l'armée anglaise. Vu de loin, la bataille de France est certes une défaite stratégique mais vu de près on ne parvient pas à décompter les actes de bravoure souvent restés anonymes. Il y a même des victoires…

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H D
H D
May 09

Réponse à Alain

Bonjour. En réponse à l'observation dans votre post ci-dessous du 7/05 à la lectrice Dung Latieule sur les appareils américains opérant en Indochine, « …les petits avions de chasse utilisés en Algérie, plus pratiques contre la guérilla,… » ne seraient-ils pas le monomoteur biplace à hélice T6-Texan North American ?

Pendant la guerre d’Algérie, à  Sidi Bel Abbès, je voyais très souvent passer au dessus de notre immeuble de la cité militaire Tessala de la Légion étrangère ces petits chasseurs-bombardiers avec leur longue verrière et leurs bombes bleues accrochées sous leurs ailes, et qui allaient bombarder le djebel et l’Atlas. On voyait tous les détails de ce zinc, le pilote et le mitrailleur à qui on faisait coucou car…


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Alain
Alain
il y a 7 jours
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N'oubliez pas l'esprit bricoleur des français pouvant modifier un avion de reconnaissance en avion de combat (sourire). Dans une guérilla, ces moyens de combats ne sont pas toujours la panacée. Mes deux frères ont combattu en Algérie. L'aîné en tant que rappelé, récompensé pour un fait d'armes, qui n'a jamais parlé de ce qu'il a vécu. Le second a servi comme sergent dans la cavalerie et a rejoint l'Algérie après ses classes en Allemagne. Il citait une opération contre quatre rebelles qui n'ont pas pu être neutralisés malgré l'appui de l'aviation. Surnommer les fellouzes "renards" était le qualificatif approprié car capables de se terrer comme le dit animal.

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