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Nouvelle tentative d’assassinat de la langue française

  • evpf29
  • il y a 19 heures
  • 4 min de lecture

Une fois encore le Conseil d’État a agi, non pas comme une instance neutre et impartiale, mais comme un instrument juridique et politique au service des minorités les plus imbéciles poursuivant avec volupté la volonté européiste de brûler l’âme de la France. Sa décision d’accepter l’écriture, dite « inclusive », sur des plaques visibles à Paris, par tous, citoyens comme étrangers de passage, s’avère méprisable de la part d’une juridiction aussi haute.


La France n’est pas seulement une terre exceptionnelle portée par toutes les latitudes. Elle n’est pas non plus une magnifique et longue histoire. Elle est bien évidemment un peuple s’harmonisant en une très grande nation. Elle est aussi, fusionnant ces qualités, une civilisation.


Autant dire qu’elle appuie son parcours historique sur sa religion de référence, le Christianisme, et sur sa langue fédératrice forgée par les siècles. Cette langue a été utilisée et exposée par des scientifiques et des écrivains admirés par toutes les honnêtes personnes au delà de nos frontières. La France a offert sa civilisation et sa langue au monde. Cette offrande est permanente et sans cesse visible. Elle doit être entretenue. Elle nécessite attention et respect.


Il est donc indigne et de bassesse politicienne, malheureusement contemporaine, de vouloir modifier la structure grammaticale de cette langue universelle. Rappelons aux féministes extrémistes et à leurs serviteurs décérébrés, que la France n’est plus propriétaire de la langue française. Elle en est cependant à l’origine ce qui lui confère une nécessaire exemplarité et un profond respect envers elle. Il est d’ailleurs humiliant qu’elle soit mieux défendue en Afrique, au Québec et ailleurs qu’à l’intérieur des frontières nationales. En se fondant essentiellement sur les statistiques démographiques détaillées publiées en juillet 2024  par l’ONU, la population du monde francophone peut être estimée à 583,7 millions, au 1er juillet 2024. C’est considérable. Il est donc d’une extrême prétention pour une extrême minorité d’agitateurs, appuyée par toutes sortes de médias vassalisés, de vouloir imposer, à cet énorme ensemble, des règles qui ne satisferaient qu’eux-mêmes. C’est vaniteux autant qu’idiot! À moins de vouloir séparer la France du monde francophone et inévitablement de la marginaliser et de la préparer à son absorption dans le Léviathan européen anglo-saxonnisé…


Je reviens sur notre Constitution, certes sérieusement malmenée depuis quelques lustres, mais dont l’essentiel demeure. Son article 2, auquel je me réfère souvent, stipule « La langue de la République est le français. L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L'hymne national est la Marseillaise. La devise de la République est Liberté, égalité, fraternité. Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. ». L’essentiel, l’intangible, est écrit. Le Français est donc bien notre langue écrite et parlée et le peuple est souverain. Je n’ai pas entendu dire que le peuple ait été consulté sur cet aspect aussi intime que la modification de sa langue.


Je m’interroge sur les circonstances de cette attaque contre notre langue, relayée par une institution aussi notable dans le fonctionnement de l’État. Le français - c’est un truisme - se voit agressé par l’anglo-saxon que les euro-mondialistes, exprimant les souhaits de l’État profond, aimeraient imposer comme langue universelle. Langue rudimentaire, suffisante dans l’ambition de cet État profond réfugié sur le continent européen, pour les échanges réduits entre des individus massifiés et soumis. Journalistes des médias asservis, snobs, bobos, collabos et niais, s’ingénient à truffer leurs paroles de termes incompréhensibles empruntés à cet idiome étranger et hostile, en doublon du vocabulaire français. La langue française menacée par cette perversion se voit mise en danger aujourd’hui, aussi, par les féministes exacerbés et des magistrats politisés, censés défendre le fonctionnement et la nature de l'État. Je rappelle que le Conseil d’État « juge si une mesure de l'administration est légale ou illégale, et peut l'annuler de façon définitive, la modifier voire ordonner d'autres mesures ou une indemnisation. ». Il n’est, par ailleurs, qu’un conseil qui émet des avis.


En la circonstance le Conseil d’État a commis un abus en s’ingérant dans la Constitution et en se substituant à l’Académie Française. La mission confiée à l’Académie, institution vieille de quatre siècles, est pourtant lumineuse. Dans l’article 24 de ses statuts il est écrit, sans aucune ambiguïté, que: « La principale fonction de l'Académie sera de travailler, avec tout le soin et toute la diligence possibles, à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences. ». Ainsi l'Académie française est une institution chargée de perfectionner, fixer et régler la langue française. Sachant qu’en tant qu’institution elle a reçu la charge d’établir les aspects formels concernant la langue en créant un ordre destiné à réduire les incertitudes, ses décisions font loi. Le Conseil d’État a commis, une ingérence, un véritable abus de pouvoir. Il en est de plus en plus coutumier.


Avant de conclure je voudrais ajouter un aspect qui semble échapper aux promoteurs de cette imbécilité. La langue peut être écrite ou parlée. Il existe une nécessaire continuité entre les deux quand bien même l’expression orale puisse apparaître souvent moins élaborée que l’expression écrite. L’écriture dite « inclusive » rompt cette continuité. Il est vain d’essayer de lire à haute voix un texte rédigé dans ce galimatias.

Cet incident contribue à me confirmer dans l’idée qu’il faut changer de mode de gouvernement, rappeler fermement les diverses instances et les grandes administrations à leur mission exclusive de service de la France et des Français et de tout ce qui a fait, fait et fera, la Grandeur de notre pays.

Général (2S) Henri ROURE



 
 
 

41 commentaires


william.freulon
il y a 3 heures

Reprenons notre pays en main en enrichissant notre culture ; "L'actualité vu par les souverainistes" frontpopulaire.fr

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frando.pichon
il y a 8 heures

Bien vu mon général, j'apprécie, mais je me désole de voir qu'une bonne partie des intervenants qui vous soutiennent parsèment leurs propos de fautes d'orthographe ce qui montre combien, même chez des personnes qui défendent et aiment leur langue, sa maîtrise est devenue bien rare, œuvre de notre TRÈS TRÈS CHÈRE Éducation Nationale, bien mal nommée.

En complément de la remarque de "regparamagp", j'ai servi sous les ordres d'un colonel qui nous avait laissé décrocher cette fameuse plaque du 19 mars que la mairie s'était empressée de fixer dans une rue, pour l'apporter au champ de tir du régiment, après quoi nous l'avions remise dans la rue dans un état assez différent...

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Arthur Pitudes
Arthur Pitudes
il y a 9 heures

Pour faire vite :

Les modifications linguistiques doivent être le fait du peuple, et seulement lui.

Même les plus brillants linguistes s'en abstiennent.

Cette écriture inclusive n'apporte rien aux femmes et complique une langue qui l'est déjà.

Imaginez comment les étrangers apprendront notre langue, malmenée par des militants. Oui, des militants et non des linguistes.

Tous ces gens, ces méprisables militants sont si bêtes qu'ils confondent, volontairement ou non, mais sottement peut-être, LE GENRE DES MOTS avec LE SEXE DES GENS. C'est tout !

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Poète Romain
Poète Romain
il y a 10 heures

Romain roumi romanus de strateburgum!

Mon général et chers membres de l'association

Quelques pensées qui viennent après lecture de votre texte :

je vis (ou plutôt survis !) dans une municipalité EELV qui publie

en écriture "inclusive"sa propagande anti-scientifique grâce à l'argent public !

On a vu dans mon quartier partout des tags en "globish" (le terme approprié pour ce langage) pour défendre une région du monde qui voudrait son indépendance et aussi

pour exprimer une haine envers un certain peuple ou l'état créé pour ce peuple

(on confond toujours les deux - la haine vise bien le peuple dans son ensemble)

J'ai vu sur un haut mur d'un établissement scolaire une inscription peinte en anglais

"choose kindness": l'Éducation "Nationale"…

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Claude LOUIS
Claude LOUIS
il y a 12 heures

Notre France actuellement malmenée par les pseudos "intellectuels" que sont certains journaleux, juges et politicards en quête de reconnaissance croyant se faire valoir en martyrisant notre justice en quête de libéralisation et notre langue qui reste le Français...

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